(du 15 au 21 juin 2026)
Le Tarot Céleste m’envoie un audio d’une heure qui me détaille mon thème astral. Ce que j’apprends : mon ascendant en Sagittaire, un signe de feu, est celui du professeur, de celui qui fédère et transmet des connaissances. Mes placements sont souvent chanceux ou, en tout cas, bénéfiques. J’évoluerai toujours dans la dualité et des quêtes inachevées et passionnées, comme le Gémeaux que je suis, mais ma Lune en Vierge reviendra toujours me chercher pour me corriger et me remettre sur la voie de la raison. J’ai de l’intérêt, mais c’est aussi générationnel, pour ce qui relève de l’occulte, de l’invisible et du non-dit. La psychanalyse, le soin aux autres, apparaît plusieurs fois dans mon thème.
Je ressors de cette écoute touchée et ravie, ayant le sentiment d’avoir encore plein de choses à découvrir sur mes ressources, mes forces et mes besoins.
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Je passe ensuite deux jours terribles à essayer de me débarrasser d’une migraine, en vain. Boire de l’eau, manger régulièrement et dormir n’aident pas. Les migraineux le savent ; il faut composer avec ce poids insupportable dans la tête. Ma psy a l’air de dire que je devrais peut-être me médicamenter à nouveau, mais je n’ai pas envie de reprendre les comprimés à base d’opium qui me faisaient planer. Je préfère aussi penser que ma période de longues migraines récurrentes s’est achevée en 2021, avec toutes les merdes que la vie m’avait envoyées alors.
Ce n’est qu’au prix d’une grande régulation que je m’impose, d’une séance de psy et d’une soirée de conversations fragmentées et profondes avec mon amour que la douleur trouve la sortie et me laisse enfin. Je retrouve ma légèreté et même ma joie de vivre. Je file embrasser Léa à son travail, qui ne m’attendait pas, ou qui m’attendait épuisée et malade, et nous buvons des cafés au lait qui me paraissent miraculeux.
Je fais l’idiote avec son t-shirt rouge et mes TN, la vidéo fait mille fois plus de vues que n’importe quelle publication avec mes textes. Je vais probablement devoir imprimer mon journal sur mon fiak taille 40.
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J’aimerais voir plus souvent mes amies, en groupe ou seules, mais la chaleur n’arrange pas nos emplois du temps ni nos projets. Nous devons dormir dès que possible et prendre soin de nous. Je sens aussi que je dois régler certaines choses avec l’écriture, me confronter au retard pris sur mon manuscrit.
Ce dernier me demande une disposition mentale que je n’avais pas ces derniers temps, mais je sens que la roue est en train de tourner.
Lire et terminer Quand je n’écris pas de Vinciane Mandrin me redonne une énergie juvénile. J’aime tant les récits intimes qui deviennent de grandes enjambées sur le monde et s’engagent avec fracas ! Mais je ne sais pas si je trouverai le courage de lui envoyer un mot, comme à Erika Nomeni avec qui j’avais déjà eu l’occasion d’échanger en vrai. Leurs livres m’ont apporté la confirmation que je recherchais que la littérature doit rester pirate, audacieuse et sensuelle.
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Léa et moi partageons un vendredi en amoureuses. Il n’y a rien d’inscrit dans nos emplois du temps, hormis passer la journée à la maison et aller au cinéma pour la séance de nuit. Nous mangeons un plat délicieux que Léa a préparé, à base de nouilles froides, de poulet rôti et d’herbes fraîches. Je relis mon texte pour le lancement de la revue l’ochju numéro trois le lendemain. La vie est douce, sans mauvaise surprise. Sans surprise tout court, puisque j’ai horreur de ça.
Au sujet du film Backrooms, que nous sommes allées voir : après des exposés de quarante minutes chacun sur le phénomène en classe, j’attendais avec impatience que quelqu’un fasse le lien entre ces lieux étranges et la psychanalyse. Je ne m’attendais pas à ce qu’une psy se retrouve littéralement embarquée dans ces couloirs infinis. J’ai trouvé le film terrifiant, mais j’ai aimé ressentir cette terreur.
Le samedi, je me sens un peu anxieuse à l’idée de devoir lire en public le soir, mais rien de trop écrasant. Je suis contente de revoir Luce et de découvrir un nouvel espace pour apparaître, exister-en-tant-qu’autrice. Être invitée à cet évènement compte beaucoup pour moi ; j’admire l’aisance qu’a Luce pour parler du travail des autres, tisser des liens et rassembler les gens. Même s’il y a toujours une marge d’imprévu, je sais que je lirai dans un cadre paisible et intelligent.
Le PanCafé est bordé par un petit jardin charmant et ne ressemble pas aux cafés parisiens, plutôt à une guinguette au bord de l’eau. Léa est lumineuse et son éclat rejaillit sur tout le décor. Moi, je sens la sueur dégouliner dans mon dos mais je fais bonne figure et je crois que la lecture se passe bien.
Gentiment, des personnes viennent me saluer à la fin de la lecture et me parler de « Partir ». Ce sont des minutes précieuses durant lesquelles je me sens privilégiée.
Il y a des endroits où ma voix compte, où l’écriture peut s’étendre.
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