(le 3 août 2026)
Il y a un an, j’ouvrais mon site internet. Ce n’était pas une décision prise à la légère puisque je voulais mon propre site, avec mon nom dessus et rien d’autre, ce qui n’est pas innocent ni gratuit… Et puis, j’ai pu y commencer mon journal intime et ça, c’était la vraie révolution. J’ai toujours écrit des textes courts sur les réseaux sociaux, Skyblog puis Instagram ; j’ai toujours eu envie d’écrire ma vie, de la documenter et de dérouler la vérité jusqu’à ce qu’elle ait la langue sèche. Jusqu’à trouver la source.
Le journal a d’abord commencé avec une fréquence de publication expérimentale, parfois par quinzaine, parfois hebdomadaire, une fois même quotidienne… avant que je ne tranche définitivement pour un rythme par semaine en avril dernier. Chaque dimanche, je m’attable avec l’ordinateur, du café vietnamien et les petits cailloux de la semaine. Et j’écris les journées qui viennent de passer, qui dès lors s’épaississent.
Ce journal m’augmente et me fait du bien – c’est mon travail d’archivage de l’intime et aussi mon rituel d’hygiène qui passe par une végétation hagarde, beaucoup de plaisir, des larmes et de la sueur. Il a actuellement une vingtaine de lectrices régulières et a connu 1325 visiteurs en l’espace d’un an. Les adjectifs qui reviennent le plus souvent chez les autres pour décrire son écriture sont « tranchante » et « tendre ». L’expression que j’emploie le plus souvent à son sujet est « je me suis perdue dans le journal », ce qui est ironique puisque c’est tout le contraire : c’est dans le journal que je me retrouve, dans la forêt familière, la nuit dans laquelle je m’enfonce pour mieux nous rencontrer.
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